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Tout est dénoncé dans ses chansons : l’exclusion, l’oppression, l’injustice,… Elle devient alors "la chanteuse du peuple" (mutribatou echa’b). Cet engagement ne lui fait pas oublier son objectif premier : la recherche musicale afin d’ouvrir son pays et de faire connaître à l’extérieur les trésors du patrimoine National. "Rasm", "Jraad", "Tchaa’i", "Gnâni", "Nouka"... et bien d’autres "achwaar" (morceaux traditionnels) sont repris et réinventés. Malouma va plus loin en cherchant à harmoniser la musique pentatonique traditionnelle mauritanienne avec les autres musiques populaires, notamment le blues. C’est à cette époque qu’elle rencontre un groupe de jeunes musiciens mauritaniens, le Sahel Hawl Blues. Le lien est rapidement tissé. Animé par la même préoccupation - enracinement de la musique traditionnelle et ouverture sur la musique occidentale -, le groupe, composé de dix jeunes musiciens, intègre toutes les composantes de la Mauritanie contemporaine : richesse des sources d’inspiration, multiplicité des cultures (Maure, Peul, Toucouleur, Soninké, Wolof, Haratin,…). Malouma est une fierté nationale et un exemple très suivi. D’ailleurs, la communauté des griots artistes a fini par reconnaître en elle le premier vrai compositeur de Mauritanie. sources : Marabi
Mreimida